A l’approche de l’élection complémentaire à la Municipalité du 8 octobre prochain, Cristina Swan, habitante de Saint-Sulpice depuis plus de 6 ans, est allée à la rencontre de Remy Pache qui revient sur sa longue expérience au sein du Conseil communal, les défis et les besoins actuels de la commune, ainsi que l’atout de sa candidature visant à retrouver l’équilibre indispensable au bon fonctionnement de l’exécutif.

Cristina Swan : Comment avez-vous été désigné candidat ICD pour cette élection complémentaire à la Municipale ?

Remy Pache : Dès l’annonce de la tenue de cette élection, le comité ICD s’est réuni pour juger de l’opportunité de présenter un candidat. Il est parvenu à la conclusion que cela était tout à fait légitime au vu de sa force électorale. Après une année d’un climat passablement perturbé à la Municipalité il s’agissait de désigner un candidat capable de travailler en équipe, de manière apaisée, avec les quatre conseillers municipaux en place. Suite à l’appel lancé à tous les membres, le comité a enregistré deux candidatures, celle de M. Michel Racine et la mienne. Après une brève présentation de nos motivations, l’Assemblée générale extraordinaire convoquée à cet effet m’a désigné candidat sur la liste ICD.

Cristina Swan : Quelle est votre expérience politique ?

Remy Pache : Je suis entré au Conseil communal lors des élections de fin 1997, cela fera donc presque 20 ans que j’y siège. J’ai donc connu en fonction les Syndic J.-J. Hofstetter, M. Decoppet, J.-C. Cerottini et A. Clerc. J’ai été membre, puis président de la Commission de gestion et des finances, puis j’ai présidé le Conseil en 2006 – 2007. Cette année-là, lors d’une première tentative aux élections cantonales, j’ai été élu Député pour la législature 2007 – 2012 sur la liste du parti libéral vaudois (qui a ensuite fusionné avec le parti radical pour former le PLR). Je tiens à souligner que cette élection a été possible grâce à une très forte mobilisation des électeurs de Saint-Sulpice, toutes tendances politiques confondues. Suite à la fusion/création du PLR dans notre district, j’ai présidé cet arrondissement jusqu’en 2012.

Cristina Swan : Actuellement quelles sont selon vous les priorités de notre commune ?

Remy Pache : L’entrée en vigueur du nouveau Plan Général d’Affectation il y a moins de 10 ans et du plan de quartier Champagny a induit une très forte et rapide croissance de la population. Cet accroissement a un fort impact sur le trafic automobile, les besoins en transports publics, les infrastructures scolaires et d’accueil parascolaire, l’administration, la police des constructions, le traitement des déchets et les services à la population de manière générale, et bien entendu, sur l’évolution des finances communales. A mon avis l’adaptation à ce nouvel état de fait n’est pas encore terminée et reste une grande priorité. La Municipalité en place ne s’y est pas trompée en soumettant son plan de législature.

Je cite également le développement durable qui est sur toutes les lèvres, mais que fait-on vraiment à Saint-Sulpice ? Le temps est venu d’en faire plus. La Commune doit être exemplaire dans ses propres activités, mais aussi informer et inciter tous acteurs privés à entreprendre cette démarche.

Egalement le plan de quartier  »Les Jordils », le réaménagement de la RC1 à l’ouest du village et la desserte en transports publics

Le maintien et le développement des activités économiques sur notre territoire me paraissent aussi importants. Avec l’incroyable concentration de talents, de technologies et de moyens sur le campus UNIL et EPFL nous avons certainement une carte à jouer.

Cristina Swan : De quelle manière pourriez-vous contribuer à la dynamique de la gestion actuelle ?

Remy Pache : Il y a plusieurs aspects.

Premièrement, après une année empoisonnée par l’affaire qui a défrayé la chronique locale, le collège municipal doit retrouver la sérénité et une répartition de la charge de travail équilibrée entre ses cinq membres. Il est évident que je contribuerai pleinement à ce retour à la normale, mes relations avec les quatre membres actuels sont tout à fait cordiales et amicales.

En second, il y a bien entendu mes compétences acquises en milieu professionnel. Techniquement parlant, je ne suis pas, par exemple, un expert en énergie électrique, mobilité, ou encore construction, mais mon bagage d’ingénieur me permettra de rapidement appréhender les questions techniques. Dans mes bagages il y a également la gestion de projets, la gestion d’équipe et la direction dans le marketing. Ce sont des expériences transversales qui peuvent être facilement applicables dans le contexte des projets de la gestion actuelle.

« Après une année empoisonnée par l’affaire qui a défrayé la chronique locale, le collège municipal doit retrouver la sérénité et une répartition de la charge de travail équilibrée entre ses cinq membres. Il est évident que je contribuerai pleinement à ce retour à la normale, mes relations avec les quatre membres actuels sont tout à fait cordiales et amicales. »

Ensuite, en tant que membre de la direction, en charge du Corporate Business Development et du marketing j’ai travaillé à l’élaboration de plan d’affaires défendant ces dossiers auprès de nos actionnaires et investisseurs. On parle là encore d’une expérience transposable car il s’agit de définir des objectifs moyen terme et de mettre en place une stratégie pour y parvenir dans un environnement incertain.

Enfin, il y a mon expérience de la politique cantonale. Je crois qu’il doit être possible d’utiliser les relais que sont les députés de notre arrondissement pour faire valoir nos intérêts. C’est en effet aussi les électeurs de Saint-Sulpice qui contribuent à leur élection.

Cristina Swan : Quelle est votre philosophie de travail ?

Remy Pache : Tout d’abord, et comme à la tête d’une entreprise, je crois fermement au travail d’une équipe dont les membres sont complémentaires. Ensuite, philosophiquement, j’utilise volontiers la formule  »de la réflexion naissent les actions ». Actions qui sont bien entendu planifiées. Pour une commune il y a bien sûr le plan annuel, budget et investissements compris, et un plan à cinq ans (le plan de législature, mais qui devrait ensuite déborder pour couvrir une période constante). Et il est vrai que nous avons inévitablement des questions qui doivent être solutionnées à plus long terme. Je pourrais vous citer les questions énergétiques, l’aménagement du territoire, notre rôle et intégration dans le PALM, la mobilité, sans compter notre existence même en tant qu’entité indépendante, puisque certains, dont je ne fais pas partie, parlent d’une fusion dans l’Ouest lausannois.

Cristina Swan